Les entreprises québécoises dépendent aujourd’hui d’outils numériques pour presque toutes leurs opérations : paiements, réservations, gestion interne, télétravail… Cette transformation leur offre de nombreuses possibilités, mais elle expose aussi leurs plateformes à des attaques qui exploitent des failles de sécurité parfois très simples à prévenir.
Selon Statistique Canada, les incidents liés à la cybercriminalité sont en hausse constante depuis plusieurs années, particulièrement dans les PME, souvent moins protégées et plus vulnérables. Ces organisations deviennent donc des cibles privilégiées parce que leurs systèmes ne sont pas toujours mis à jour ou correctement configurés.
Pour celles et ceux qui souhaitent maîtriser ces enjeux et apprendre à protéger des environnements informatiques réels, l’AEC en Cybersécurité du Collège Cumberland propose une formation pratique, axée sur les compétences recherchées dans l’industrie.
Injection SQL : une vieille faille toujours utilisée
L’injection SQL demeure l’attaque la plus classique. Quand un site Web ne vérifie pas les données entrantes, un pirate peut forcer l’accès à une base de données et consulter, modifier ou effacer des informations.
Un simple champ de connexion non protégé peut suffire à compromettre un site complet. Pour se protéger, les entreprises doivent utiliser des requêtes paramétrées, vérifier les entrées utilisateurs et maintenir leurs systèmes à jour.

Failles XSS : quand un script malveillant s’exécute comme si tout était normal
Les failles XSS permettent à un pirate d’injecter du code dans une page Web. Le navigateur l’exécute alors automatiquement, comme s’il provenait du site légitime. On voit souvent ce type d’attaque dans les formulaires et les espaces commentaires. Pour limiter les risques, il faut encoder les données, filtrer ce que l’utilisateur saisit et appliquer une politique stricte de sécurité du contenu.
Mots de passe faibles : le risque humain le plus fréquent
Les mots de passe simples — ou réutilisés — demeurent l’une des vulnérabilités informatiques les plus dangereuses. Les pirates utilisent des attaques automatisées pour deviner les identifiants des comptes. L’authentification multifactorielle, les gestionnaires de mots de passe et une politique interne claire permettent de réduire considérablement les risques.

API non protégées : des portes d’entrée souvent oubliées
Les entreprises utilisent désormais des API pour connecter leurs outils, synchroniser des données ou automatiser des tâches. Mal sécurisées, elles peuvent exposer des informations sensibles ou permettre l’exécution d’actions non autorisées. Limiter les requêtes, renforcer les permissions et sécuriser les clés API sont essentiels pour éviter les abus.
Les cyberattaques ne surviennent pas par hasard : elles exploitent les failles laissées ouvertes, souvent par manque de temps, de ressources ou de connaissances spécialisées. Comprendre ces risques est la première étape vers une protection durable.
Pour acquérir les compétences nécessaires afin de analyser, prévenir et corriger ces failles, l’AEC en Cybersécurité ((LEA.E4) AEC Professionnel en Cybersécurité) du Collège Cumberland représente un excellent point de départ pour accéder à un secteur en pleine croissance, où les entreprises québécoises manquent cruellement de spécialistes formés.