TL;DR
La pénurie de professionnels en cybersécurité reste un enjeu majeur en 2026 : les incidents augmentent, les exigences de conformité aussi, et les organisations peinent à recruter au même rythme. Résultat : de vraies opportunités pour celles et ceux qui veulent bâtir une carrière en cybersécurité, à condition de développer les bonnes compétences en cybersécurité (techniques + méthodes + communication).
En 2026, la cybersécurité n’est plus un “plus” qu’on ajoute après coup : elle fait partie des priorités d’affaires, au même titre que la continuité des opérations et la protection des données. Résultat : la demande explose, mais le recrutement ne suit pas toujours — d’où la pénurie de professionnels en cybersécurité dont on parle autant.
Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi cette pénurie persiste, ce qui freine l’embauche, et surtout quelles opportunités s’ouvrent pour bâtir une carrière cybersécurité au Québec, avec les compétences en cybersécurité les plus recherchées.
Existe-t-il une pénurie de talents en cybersécurité en 2026 ?
Oui, et elle se voit sur deux plans.
D’abord, au niveau mondial, les études sur la main-d’œuvre montrent un écart persistant entre les besoins des organisations et le nombre de personnes disponibles (ou pleinement prêtes) pour occuper certains rôles.
Ensuite, au Canada, le contexte de menaces continue d’évoluer : le Centre canadien pour la cybersécurité souligne dans son évaluation nationale 2025-2026 la hausse et la gravité des incidents, notamment contre des services essentiels. Quand la pression monte, la demande de talent suit.
Et au Québec, même si l’“outlook” officiel peut varier selon les catégories d’emplois, les rôles en cybersécurité restent suffisamment présents pour alimenter un marché actif (surtout dans les grandes organisations et secteurs critiques).
Pourquoi la cybersécurité n’arrive plus à recruter ?
La pénurie ne vient pas d’une seule cause. En 2026, ce qui bloque souvent le recrutement, c’est surtout le décalage entre ce que les employeurs demandent… et le nombre de candidats qui ont déjà eu la chance d’apprendre les bases de façon structurée.
1) Des offres qui cherchent des profils “prêts à l’emploi”
Beaucoup d’organisations affichent des postes qui semblent exiger plusieurs années d’expérience, une maîtrise de nombreux outils et parfois des certifications — même pour des rôles d’entrée. Résultat : les candidats en transition ou en début de parcours se découragent, alors qu’ils pourraient devenir opérationnels avec une formation de base bien encadrée.
2) Un manque de fondations solides chez les candidats juniors
En cybersécurité, les employeurs ont besoin de gens qui comprennent les bases : réseaux, systèmes, notions d’identité et d’accès, lecture de journaux, bonnes pratiques. Quand ces fondations manquent, l’intégration devient plus longue… et les équipes n’ont pas toujours le temps de “former à partir de zéro”. C’est précisément là qu’une AEC prend tout son sens : donner un socle concret pour être utile rapidement en milieu de travail.
3) Des environnements techniques qui changent vite
Infonuagique, travail hybride, automatisation, nouvelles pratiques de développement : les contextes évoluent rapidement. Les entreprises ont donc besoin de profils capables d’apprendre et de s’adapter. Une formation structurée de base aide justement à développer ces réflexes (méthode, rigueur, vocabulaire, logique d’analyse) plutôt que de dépendre uniquement de l’autoformation.
4) Une réalité de charge de travail qui complique la formation “sur le tas”
Quand les équipes sont sous pression, il reste peu de temps pour encadrer des recrues qui n’ont pas les bases. Cela peut ralentir le recrutement et créer un cercle : moins de monde, plus de charge, moins de capacité à former. Une AEC devient alors un avantage pour l’employeur… et pour l’étudiant : vous arrivez avec des bases et une méthode, ce qui facilite l’entrée sur le marché.

Quelles opportunités de carrière en cybersécurité sont les plus accessibles en 2026 après une AEC ?
Après une AEC en Cybersécurité, les postes les plus réalistes sont surtout des rôles junior où vous appliquez des fondations solides et développez votre spécialisation sur le terrain :
- Analyste SOC junior (centre d’opérations de sécurité)
Surveillance, triage d’alertes, analyse initiale et escalade. - Analyste sécurité TI junior
Soutien à l’application de mesures de sécurité, vérifications de base, suivi des correctifs, assistance aux équipes TI. - Technicien(ne) en cybersécurité / support sécurité junior
Support aux contrôles de sécurité, gestion de comptes et accès, suivi de procédures, documentation. - Analyste vulnérabilités junior
Participation aux scans, triage des résultats, priorisation avec l’équipe, suivi des correctifs. - Analyste IAM junior (gestion des identités et des accès)
Gestion des accès, droits, profils, demandes et contrôles de base (souvent un bon point d’entrée). - Analyste conformité / GRC junior
Soutien à la documentation, aux politiques, aux contrôles, aux exigences et à la préparation d’audits (si vous aimez structurer et écrire clairement).

Les experts en cybersécurité : mythe ou réalité ?
Réponse courte : réalité, mais rarement “magique”.
Les experts en cybersécurité sont souvent des profils qui ont :
- des bases solides,
- beaucoup de pratique,
- une spécialisation (cloud, application, IR, GRC…),
- et une capacité à rester calme quand tout le monde panique.
La bonne nouvelle : on ne naît pas expert, on le devient — surtout en travaillant sur des cas concrets et en construisant des compétences transférables.
Se former en cybersécurité au Québec
Si vous visez une formation en cybersécurité au Québec qui vous donne des bases solides et une approche pratique (plutôt que seulement de la théorie), le programme AEC en Cybersécurité du Collège Cumberland est conçu pour développer des compétences appliquées : concepts essentiels, méthodes, outils et mise en situation.
Points clés à retenir
- La pénurie de professionnels en cybersécurité demeure un enjeu en 2026, alimenté par l’évolution des menaces et des besoins des organisations.
- Le frein au recrutement vient souvent d’un écart de compétences, d’exigences trop élevées et de défis de rétention.
- Les opportunités existent dans plusieurs voies : SOC, réponse aux incidents, cloud, GRC et sécurité applicative.
- Miser sur des compétences en cybersécurité pratiques + une bonne communication accélère l’entrée sur le marché.
FAQ
Est-ce que la cybersécurité est un métier d’avenir ?
Oui. Les organisations font face à des menaces en hausse et doivent améliorer leur résilience, ce qui soutient la demande de profils en cybersécurité.
Existe-t-il une pénurie de talents en cybersécurité ?
Oui. Les études sur la main-d’œuvre montrent un écart persistant entre besoins et disponibilité de profils (ou de compétences) dans plusieurs organisations.
Pourquoi la cybersécurité n’arrive plus à recruter ?
Les causes fréquentes : exigences trop élevées, manque de passerelles vers l’entrée de carrière, écart de compétences spécifiques, et défis de rétention dans des équipes sous pression.